LMA 72


Le bon usage de la physiothérapie

Le bon usage de la physiothérapie

 

Le but de cet édito est d’expliquer ce qui peut être fait pour soulager une douleur simplement, sans risque,  et sans recourir à une prescription médicale ou à un médicament. Alors en cas de douleur, qu’elle soit chez le sportif comme dans la vie quotidienne, j’ai mal, je mets du chaud ou du froid ?

 

 

1. Définition

 

En France, la physiothérapie se définit comme « l’utilisation thérapeutique d’agents naturels tels que l’eau douce ou salée (cures thermales, balnéothérapie, thalassothérapie), la boue (fangothérapie), certaines huiles minérales comme la paraffine (paraffinothérapie), le climat (soleil, altitude), la chaleur et l’électricité (courants continus ou discontinus, à basse ou haute fréquence (diathermie, ionisation, ultrasons)) *». 

 

Nous ne parlerons ici que de physiothérapie pouvant se faire à domicile, sans recourir à du matériel complexe ou nécessitant une formation, à savoir l’utilisation de la thermothérapie, de la cryothérapie et de l’argile.

 

 

2. La thermothérapie

 

La thermothérapie comprend toutes les thérapies qui utilisent la chaleur pour réchauffer plus ou moins profondément certaines régions du corps.

 

A domicile, cela se fera toujours par le biais de la chaleur de contact, et ce de deux façons.

La première est l’hydrothérapie, c’est à dire le fait de prendre une douche chaude avec un jet d’eau orienté sur la zone douloureuse.

L’autre méthode sera l’utilisation d’un « physiopack » qui offre l’avantage d’être utilisable pour la thermothérapie et la cryothérapie. Dans le cas de la thermothérapie, il suffit simplement de le réchauffer au micro-ondes ou de l’immerger dans de l’eau chaude, puis de l’appliquer sur la zone douloureuse après l’avoir emballé dans un linge afin de protéger la peau des brûlures.

         Fig 1: exemple de physiopack

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* http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/physioth%C3%A9rapie/60627

 

L’effet sera la détente musculaire et articulaire, mais aussi de favoriser le glissement des tissus entre eux. Elle sera donc indiquée dans le cas de douleurs musculaires légères (courbatures) sans inflammation. A ne jamais appliquer sur un œdème ou dans le cas de troubles circulatoires, de troubles de la sensibilité (risque de brûlures), ou en association avec un baume chauffant (là encore, risque de brûlures).

 

 

3. La cryothérapie

 

L’idéal reste l’application d’un « physiopack » préalablement laissé dans le congélateur. Encore une fois, on veillera à emballer le « physiopack » dans un linge avant de l’appliquer sur la zone douloureuse afin de ne pas brûler la peau. Le linge peut cependant être humide afin d’assurer une meilleure conduction du froid.

L’application de froid se fait idéalement sur une durée de 20 min et peut-être répétée plusieurs fois par jours. Il est toujours plus efficace de faire 2 fois 15 min qu’une seule fois 30 min.

 

Les effets du froid sont la diminution de la conduction nerveuse, la vasoconstriction suivie d’une vasodilatation, d’où un effet antalgique et anti-inflammatoire, le relâchement des tensions musculaires, un effet anti-œdémateux ainsi qu’une action pour la prévention des hémorragies post-traumatiques (entorse et traumatisme musculaire).

 

On l’utilisera donc dans les blessures ligamentaires (entorses) ou musculaires, lors d’une contracture, d’une douleur articulaire, …

 

 

4. L’argile

 

L’argile verte, de par ses effets antalgiques, anti-œdémateux et anti-inflammatoires, se révèle également être un très bon outil pour la prise en charge des douleurs d’origines traumatiques et rhumatologiques chez le sportif.

On trouvera l’argile soit sous forme sèche (en poudre ou concassée) ou directement prête à l’emploi sous forme de boue en pot ou en tube.

 

Elle sera généralement appliquée en cataplasme. Pour se faire, appliquer une couche épaisse d’argile froide sur la zone douloureuse, inflammée ou  œdématiée, puis recouvrir d’un linge ou d’une compresse humidifiée à l’eau froide.

Une fois que le cataplasme est sec, on le retire et on le remplace au besoin par un nouveau.

 

    Fig 2 : exemple de cataplasme d’argile

Attention : ne pas appliquer deux cataplasmes successifs en cas d’apparition de démangeaisons, de boutons ou d’autres réactions cutanées.

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5. Conclusion

 

Tous ces traitements peuvent, s’ils sont correctement utilisés et associés à du repos, accélérer significativement la résorption d’un œdème ou permettre la disparition d’une douleur.

Néanmoins, si les douleurs persistent ou si d’autres signes s’y associent, l’avis d’un professionnel de santé devient nécessaire.

Publié par Jérôme Bellanger